Comment remédier à la schizophrénie européenne ?

Pour l’instant, nous devons dire stop à cette folie immorale des biocarburants.Conversation banale d’ailleurs, et qui avait pour sujet tout ce monde passant des promeneurs.Autant vaudrait prétendre que l’homme en chair et en os provient de la matérialisation de son image aperçue dans le miroir, sous prétexte qu’il y a dans cet homme réel tout ce qu’on trouve dans cette image virtuelle avec, en plus, la solidité qui fait qu’on peut la toucher.Il serait d’une évidence trop palpable que la richesse ne consiste pas dans l’intensité de l’effort pour chaque satisfaction acquise, et que c’est justement le contraire qui est vrai.Mais cette rigueur vient de ce qu’on a opéré sur une idée schématique et raide, au lieu de suivre les contours sinueux et mobiles de la réalité.Comme tous les grands optimistes, ils ont commencé par supposer résolu le problème à résoudre.Donnons donc au mot biologie le sens très compréhensif qu’il devrait avoir, qu’il prendra peut-être un jour, et disons pour conclure que toute morale, pression ou aspiration, est d’essence biologique.Cette industrie draine, certes, un trafic d’internautes gigantesque, crée des emplois, permet le développement de technologies mais ne dégage que très rarement des bénéfices.Constituer, analyser et protéger « le miroir de l’Histoire d’un pays et de son avenir » (agence d e réputation) exige un laboratoire de recherches de haute technologie au secours des objets altérés par le temps et la main de l’homme. Or, une littérature empirique abondante indique que, même si certaines anomalies (dont on cerne mal les causes) se manifestent, elles conduisent très difficilement à des gains systématiques du fait des coûts de mise en oeuvre des stratégies qui visent à les exploiter.Et les leaders d’entreprises et politiques africains regorgent d’optimisme quant à l’avenir du continent.