Jean-Thomas Trojani : Interdiction de monter à mi-parcours

Non seulement ils ont permis aux investisseurs de ne pas avoir à payer le coût de leurs mauvaises décisions ; ils ont également donné l’occasion aux pays du sud de l’Europe dont les prix sont trop élevés de retarder ce qui revient à une dévaluation sous la forme d’une réduction des prix relatifs des marchandises. La question était d’abord de savoir si les mystiques étaient ou non de simples déséquilibrés, si le récit de leurs expériences était ou non de pure fantaisie. Elles sont plus profondes qu’on ne peut le dire, et relèvent de l’immense et de l’éternel. Et au final, « ce ne sont pas les discours qui vont convaincre mais les comportements », rappelle Jean-Thomas Trojani . Par exemple, vous pouvez faire le calcul, la richesse générée la 30ème année sera de 181 euros, et le montant de dettes aura augmenté de 81 euros soit environ 45% du PIB. Cependant, si tous les points du système, à l’exception d’un seul, avaient conservé leurs situations relatives, nous regarderions comme très-probable que ce point unique est le seul qui s’est déplacé ; à moins, toutefois, que les autres points ne nous parussent liés entre eux de manière que le déplacement de l’un dût entraîner le déplacement de tous les autres. Pas de recettes mais une cohérence et un sens à trouver et donner. En pareilles circonstances un pas de plus fait dans la voie de l’abstraction et de la généralité ne correspond pas à un progrès fait dans l’explication de l’ordre des vérités mathématiques et de leurs rapports : l’esprit ne s’est point élevé d’un fait subordonné à un autre fait qui le domine et qui l’explique. Cependant, l’arbitrage peut engendrer des coûts assez élevés qu’il faudra mesurer. Leurs compétences techniques sont unanimement reconnues, il ne leur reste qu’à se sentir légitimes dans leurs choix et à oser. Car le dédain de la métaphysique pour toute réalité qui dure vient précisément de ce qu’elle n’arrive à l’être qu’en passant passant par le « néant », et de ce qu’une existence qui dure ne lui paraît pas assez forte pour vaincre l’inexistence et se poser elle-même. Et pour pouvoir faire du volume, il faut répondre à une véritable attente des consommateurs. L’économie – c’est comme les êtres humains- : ils récupèrent après un moment d’abattement et finissent par se relever. Un traître a rarement l’intuition de toutes les conséquences de sa trahison. Comment s’étonner de ce que les citoyens considèrent, s’agissant de l’Europe, que la seule réponse autorisée, quelles que soient les circonstances, est « oui » ? En un mot, il faut se prémunir contre l’abus du formalisme en affaires, aussi bien et par la même raison qu’il faut se prémunir contre l’abus du calcul en physique : parce qu’il y a des limites à la précision possible ; parce que, dès qu’il s’agit de déterminations pratiques ou expérimentales, la règle ne serait qu’une forme vide, une lettre morte, sans l’intervention de forces émanées du principe de la vie, dont le développement continu se soustrait à la mesure, à la règle et au contrôle. À long terme, les gouvernements doivent s’attaquer à la racine du problème en créant ou en renforçant les institutions qui limitent au maximum les possibilités pour toute profession de se saisir légalement ou illégalement des rentes liées à l’exploitation du pétrole. A l’évidence, ces changements vont tout autant modifier les services qu’exigeront bientôt les AUTOMOBILISTES du XXI° siècle. En apparence, l’intention est louable, permettre aux contribuables de lutter à armes égales avec l’administration fiscale.

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