Jean-Thomas Trojani : Les défis de l’Europe après la crise financière

La réponse est simple. Non, le renforcement de la concurrence intra-sectorielle, l’émergence d’offres en ligne low-cost, les négociations plus rudes avec les clients, la généralisation des appels d’offres dans l’audit par exemple ne vont pas disparaitre. Or, celle cause est extensive et par conséquent mesurable : une expérience de tous les instants, qui a commencé avec les premières lueurs de la conscience et qui se poursuit pendant notre existence entière, nous montre une nuance déterminée de la sensation répondant à une valeur déterminée de l’excitation. Je laisse de côté tous les essais de romans du grand monde, du monde bourgeois ou du demi-monde, qui n’ont pas paru très heureux, jusqu’à présent, à l’exception du Daniele Cortis de Fogazzaro. Jean-Thomas Trojani a par ailleurs souligné la nécessité de continuer à s’adapter et à se réformer, faute de quoi elles ne pourront pas soutenir avec la vigueur nécessaire la reprise. Mais lorsque vous vous attendez à l’un de ces deux ordres et que vous trouvez l’autre, vous dites qu’il y a désordre, formulant ce qui est en termes de ce qui pourrait ou devrait être, et objectivant votre regret. Ces trois réformes sont des conditions nécessaires de la mise en œuvre du principe de préjudice écologique. Et il est permis de penser que ces actions qui contreviennent au principe de subsidiarité sont, pour une part importante, responsables de l’incompréhension croissante entre les attentes des citoyens européens et l’action des institutions européennes. Le mécanisme raide que nous surprenons de temps à autre, comme un intrus, dans la vivante continuité des choses humaines, a pour nous un intérêt tout particulier, parce qu’il est comme une distraction de la vie. Par exemple : une salade vendue sans couvert sera taxée à 5% celle vendue avec couverts à l’intérieur, 10% ; un poulet rôti acheté à la rôtisserie : 10%, en grande surface : 5%… Ils peuvent aussi parfois changer d’avis et amender la règle ; ce qu’ils ont fait au Colorado en 2005 et qui a permis au gouvernement de garder 1,3 milliard de dollars d’excédent l’année suivante qu’il aurait sinon rendu aux contribuables. Cette idée d’une loi attentatrice aux libertés fondamentales, orwellienne, eut justifié, sans équivoque, que l’avocat que je suis s’y oppose. Là où l’on ne considère plus les contrats économiques et les échanges matériels, mais la volonté en elle-même, cette loi perd toute sa valeur. Car le possible n’est que le réel avec, en plus, un acte de l’esprit qui en rejette l’image dans le passé une fois qu’il s’est produit. Mais c’est ce que nos habitudes intellectuelles nous empêchent d’apercevoir. Pour qu’un abus soit sanctionné, encore faut-il qu’il soit dénoncé devant les tribunaux. Car au fond, c’est bien de cela qu’il s’agit.

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