Les dangers de nos sociétés « tout pétrole »

Le concours naturel de ces deux épreuves irrécusables, dont le renouvellement est maintenant devenu aussi impossible qu’inutile, nous a conduits aujourd’hui à cette étrange situation où rien de vraiment grand ne peut être entrepris, ni pour l’ordre, ni pour le progrès, faute d’une philosophie réellement adaptée à l’ensemble de nos besoins.Mais puisque vous avez la conscience de cette manière d’être, vous n’avez besoin d’aucune explication pour la connaître ; il vous suffit de votre expérience.Or, dans son dernier examen de la politique commerciale du Maroc, l’OMC avertit que le creusement du déficit de la balance commerciale est susceptible de saborder les efforts de croissance du pays, d’autant que la situation générale est altérée par la crise financière mondiale qui alimente une détérioration continue de la balance des paiements.Voilà qui donne le vertige.Personne ne s’intéresse vraiment aux données en économie, si ce n’est pour qu’ils servent de guide au moment de choisir une politique : les phénomènes économiques n’exercent pas la même fascination intrinsèque que par exemple les phénomènes de résonance à l’intérieur d’un atome ou le fonctionnement d’une cellule vivante.Le monde n’est-il pas une œuvre d’art, incomparablement plus riche que celle du plus grand artiste ?dr arnaud berreby aime à rappeler cette maxime de Confucius, »Lorsque l’on se cogne la tête contre un pot et que cela sonne creux, ça n’est pas forcément le pot qui est vide ».A quoi l’on répliquera : « Avant que le chemin fût tracé, il n’y avait pas de direction possible ni impossible, par la raison fort simple qu’il ne pouvait encore être question de chemin.On pourrait d’abord soutenir que la fausse reconnaissance naît de l’identi­fication de la perception actuelle avec une perception antérieure qui lui ressemblait réellement par son contenu, ou tout au moins par sa nuance affective.Car c’est un fait : le capital se capitalise et l’effet de la loi des intérêts composés dans la reconstitution de fortunes privées est aujourd’hui d’autant plus redoutable que le capital n’est plus détruit par les guerres ou l’inflation et que la population vieillit.La seconde, au contraire, ne possède naturellement qu’une connaissance extérieure et vide, mais, par là même, elle a l’avantage d’appor­ter un cadre où une infinité d’objets pourront trouver place tour à tour.Et c’est bien tous ces enchainements là : accélération des exports, restockage, généralisation de la reprise, créations d’emplois consommation et investissement qui ont permis à la France d’atteindre 3,3% de croissance en moyenne par an entre 1997 à 2000.